démarrage des travaux de l’atelier de révision du « Plan National d’Intervention en cas de Pollution Marine par les Hydrocarbures »

Ce lundi 20 avril 2026, a vu le démarrage des travaux de l’atelier de révision du « Plan National d’Intervention en cas de Pollution Marine par les Hydrocarbures (POLMAR). Étaient présents des représentants des secteurs gouvernementaux et des institutions nationales, ainsi que des partenaires techniques et scientifiques.

Dans son allocution d’ouverture, le Directeur Général de l’Agence Mauritanienne des Affaires Maritimes, Mr Cheikh Ahmedou Sidi a souligné l’importance de cet atelier, qui s’inscrit dans le cadre du renforcement du dispositif national de prévention et de réponse à la pollution marine et côtière. Il a indiqué que l’organisation de cette rencontre reflète l’engagement de la Mauritanie en faveur de la protection de l’environnement marin et du respect de ses engagements internationaux en la matière.

Il a également salué le soutien apporté par la Commission Environnementale pour la tenue de ces travaux, considérant que cela illustre l’intérêt croissant porté au renforcement des capacités nationales dans le domaine de la lutte contre la pollution marine.

Il a aussi précisé que la Mauritanie, en tant qu’État côtier, est engagée dans la mise en œuvre des conventions internationales qu’elle a ratifiées, relatives à la sécurité maritime et à la protection de l’environnement marin, ce qui s’est traduit par le développement d’un dispositif national intégré de prévention et d’intervention.

Il a expliqué que le Plan POLMAR, adopté en 2016, a fait l’objet d’une évaluation globale ayant révélé certaines insuffisances, tout en identifiant des axes d’amélioration essentiels pour accompagner l’évolution des activités maritimes, portuaires et pétrolières. Cette révision vise à renforcer la préparation opérationnelle, à clarifier les rôles des différents intervenants et à améliorer les mécanismes de coordination et d’alerte afin de garantir une intervention rapide et efficace.

Parmi les principales nouveautés de cette version figure l’intégration du « plan terrestre », assurant ainsi la continuité de l’intervention entre les milieux marin et terrestre, notamment en cas d’atteinte des côtes ou des installations vitales par la pollution.

Il a également souligné que cet atelier ne se limite pas à la validation d’un document technique, mais constitue une étape stratégique pour le renforcement de la souveraineté environnementale et de la sécurité maritime. Dans ce cadre, l’exercice de simulation programmé représente une étape essentielle pour tester la capacité de préparation du dispositif national et renforcer la coordination entre les différentes parties prenantes.

Par ailleurs, le Directeur General a salué les efforts déployés par les équipes techniques de l’Agence Mauritanienne des Affaires Maritimes, ainsi que la contribution des partenaires nationaux et internationaux, exprimant sa reconnaissance particulière au programme GI WACAF pour son appui technique, ainsi qu’à la société BP pour sa contribution à ce processus. Efforts qui reflètent la solidité du partenariat entre les secteurs public et privé.

En conclusion de son intervention, il a insisté sur le fait que la protection de l’environnement marin constitue un pilier fondamental du développement durable et de la sécurité économique, exprimant sa confiance quant à la contribution des résultats de cet atelier au renforcement des capacités du pays à faire face, efficacement, à la pollution marine

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